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Comment la start-up suisse Apheros veut refroidir les data centers

Écrit par mar 17 Sep 2024

La start-up de Zurich conçoit une mousse métallique devant permettre de réduire la consommation d’électricité des data centers.  

Avec l’essor de l’intelligence artificielle générative, le refroidissement des data centers devient un défi encore plus crucial à résoudre. La start-up suisse Apheros pense avoir trouvé une solution: un nouveau type de mousse métallique, qui permettrait de réduire la consommation d’énergie. Pour mener à bien ses recherches, elle a mené en août sa première levée de fonds, d’un montant de 1,85 million de dollars. 

Officiellement lancée l’an passé, la jeune entreprise a vu le jour au sein de l’université zurichoise ETH. À son origine: Julia Carpenter, alors doctorante de l’établissement. Elle a depuis été rejointe par Gaëlle Andreatta, ancienne responsable de la R&D du CSEM, un réputé institut de recherche suisse. 

Cette levée de fonds, qualifiée de pré-amorçage, va permettre à Apheros de renforcer ses équipes de chercheurs et d’augmenter la production de sa mousse métallique. Ses dirigeantes espèrent ainsi passer à la phase commerciale de leur projet. « Notre technologie a le potentiel pour établir de nouvelles normes dans l’industrie », avance Julia Carpenter. 

Pour améliorer le refroidissement des data center, Apheros mise sur un mousse métallique pouvant être intégrée aux systèmes existants. Composée de particules d’acier, de nickel et de cuivre, celle-ci offre une structure poreuse ouverte et une surface “sans précédent”, 1.000 fois supérieure aux solutions actuelles. Cela “se traduit par des propriétés exceptionnelles de transfert de chaleur”, souligne la start-up. 

Selon Apheros, l’installation de sa mousse métallique au-dessus des processeurs et des cartes graphiques permettrait donc d’augmenter significativement l’efficacité des systèmes de refroidissement. De quoi réduire de 10% à 20% leur consommation d’énergie, qui peut représenter jusqu’à 50% de la consommation totale d’un data center. 

L’enjeu est d’abord économique. Il est aussi écologique. La popularité croissante des services d’intelligence artificielle générative, à l’image de ChatGPT, se traduit en effet par utilisation exponentielle des data centers. Google et Microsoft ont ainsi enregistré une forte hausse de leurs émissions de carbone. D’ici à 2030, les data centers pourraient représenter 6% de la consommation d’électricité dans le monde. Et faire perdurer ou faire émerger des sources de production carbonées. 

Écrit par mar 17 Sep 2024

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